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Charge mentale : pourquoi votre cerveau ne décroche pas, et comment l'aider

Photo du rédacteur: Jean-Philippe Borduas
Jean-Philippe Borduas
8 oct.
3 min de lecture

Vous êtes enfin assis. La journée est finie, les enfants sont couchés, la vaisselle est faite. Et pourtant, rien ne s'arrête : le rendez-vous à déplacer, le courriel que vous n'avez pas envoyé, la remarque de ce matin, le lunch de demain. Vous êtes au repos, mais vous ne vous reposez pas. C'est ça, la charge mentale : ce n'est pas la quantité de tâches, c'est le fait de les porter toutes en même temps, en permanence.

Ce que fait votre cerveau, concrètement

Le cerveau déteste les boucles ouvertes. Chaque tâche non terminée, chaque décision reportée, chaque souci sans réponse reste « actif » quelque part, comme un onglet ouvert dans un navigateur. Plus il y a d'onglets, plus la machine chauffe. Et quand on s'arrête enfin, le cerveau ne lit pas « repos » : il lit « enfin du temps pour régler tout ça », et il remonte les onglets un par un.

S'ajoute à cela le mode vigilance. Après des semaines à tout tenir, le système nerveux reste réglé sur « alerte ». Il scrute, il anticipe, il prévoit. Ce n'est ni un défaut ni un manque de volonté : c'est un réflexe de protection qui n'a plus de bouton d'arrêt. La bonne nouvelle, c'est que ce bouton s'apprend.

Pourquoi « arrête d'y penser » ne marche pas

On vous l'a sûrement déjà dit, et vous vous l'êtes dit vous-même. Mais essayer de ne pas penser à quelque chose demande de garder cette chose en tête pour vérifier qu'on n'y pense pas. C'est un cercle. Décrocher ne passe pas par la lutte contre les pensées ; ça passe par le corps. Quand le corps reçoit un signal clair de sécurité, les pensées ralentissent d'elles-mêmes. Voici trois façons de lui envoyer ce signal.

Outil 1 : fermer les onglets sur papier

Prenez cinq minutes, une feuille et un crayon. Écrivez tout ce qui tourne, sans ordre, sans trier. Ensuite, à côté de chaque élément, écrivez une seule chose : la prochaine petite action (« appeler jeudi », « demander à Marc ») ou « rien pour l'instant ». Le cerveau relâche ce qui a une place. Beaucoup de gens sont surpris de voir à quel point la liste est plus courte que ce qu'ils ressentaient.

Outil 2 : une respiration qui parle au système nerveux

Inspirez par le nez pendant quatre secondes, expirez lentement par la bouche pendant six à huit secondes. Répétez pendant trois minutes. L'expiration longue stimule le nerf vague, qui ralentit le rythme cardiaque et dit au corps que le danger est passé. Faites-le avant de rentrer à la maison, dans l'auto, moteur éteint : c'est une frontière entre la journée et la soirée. Nous en parlons plus en détail sur la page gestion du stress.

Outil 3 : entraîner le décrochage comme un muscle

La méditation du calme mental n'est pas « faire le vide » ; c'est revenir, encore et encore, à quelque chose de simple (le souffle, les sons, les sensations) et constater que les pensées peuvent passer sans qu'on les suive. Dix minutes par jour suffisent pour que le cerveau apprenne qu'il a le droit de ne pas tout régler tout de suite. Les cours de méditation à Saguenay sont conçus pour les gens qui n'ont jamais médité et qui pensent qu'ils en sont incapables : ce sont justement ceux qui en profitent le plus.

L'hypnose, elle, agit comme un raccourci : en séance, on guide le corps vers un état de relâchement profond, puis on vous apprend à le retrouver seul, en quelques minutes, par l'auto-hypnose. Plusieurs personnes nous disent que c'est la première fois depuis longtemps qu'elles ont senti leur tête se taire.

Et si la charge mentale était un signal

Parfois, le cerveau ne décroche pas parce qu'il a raison de ne pas décrocher : trop de choses reposent sur une seule personne. Dans ce cas, les outils aident à respirer, mais la vraie question devient : qu'est-ce qui peut être partagé, remis à plus tard ou simplement abandonné ? Nous abordons souvent cette question en accompagnement, sans jugement, parce que lâcher prise commence par se donner la permission de ne pas tout porter.

Décrocher, ensemble

C'est exactement l'esprit de nos soirées pour Décroché à Chicoutimi : deux heures de respiration, d'hypnose de groupe et de méditation pour laisser la journée derrière, avec d'autres personnes qui vivent la même chose. Et si vous préférez commencer en privé, un appel de 15 minutes, gratuit et sans engagement, suffit pour voir par où commencer. Notre accompagnement complète un suivi médical ou psychologique, il ne le remplace pas.

Pour entraîner ce décrochage sans avoir à compter, nous avons mis en ligne une bulle de respiration guidée, gratuite et sans inscription. Le mode Équilibrer (5 secondes, 5 secondes), trois fois par jour pendant cinq minutes, est le meilleur point de départ. Essayer la respiration guidée.

Jean-Philippe Borduas, hypnothérapeute et enseignant de méditation, Hypnose Saguenay.

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