Préparer votre enfant à sa première séance d'hypnose : le guide des parents
Dernière mise à jour : il y a 47 minutes
Vous avez pris rendez-vous pour votre enfant, et maintenant une question vous trotte dans la tête : « Comment je lui en parle ? » C'est une très belle question. Un enfant qui sait à quoi s'attendre arrive plus détendu, et une première rencontre vécue en confiance rend tout le reste plus facile. Ce guide rassemble ce qu'Annie Dionne, éducatrice spécialisée et hypnothérapeute depuis plus de 25 ans, explique aux parents avant une première séance.
D'abord, vous rassurer vous-même
Les enfants sentent très bien notre inquiétude. Avant d'en parler à votre enfant, prenez quelques minutes pour vous rassurer sur trois points.
Votre enfant ne dormira pas. L'hypnose est un état naturel d'attention concentrée, très proche de celui qu'il vit quand il joue, écoute une histoire ou rêvasse en regardant par la fenêtre.
Il garde le contrôle. Il entend tout, peut bouger, parler, rire ou ouvrir les yeux quand il le veut. Rien ne se fait sans son accord.
Vous êtes là. Avant 14 ans, un parent ou tuteur donne son accord et assiste à la première rencontre.
Si vous avez d'autres questions, l'appel gratuit de 15 minutes sert justement à ça.
Comment lui présenter la rencontre
L'idée la plus importante : on ne présente pas la séance comme une façon de « régler un problème », mais comme un moment pour apprendre un truc qui va l'aider. Votre enfant n'est pas un problème. Il vit quelque chose de difficile, et il va découvrir qu'il a déjà des forces pour y faire face.
Pour un enfant de 7 à 10 ans, quelques phrases qui fonctionnent bien :
« Tu vas rencontrer Annie. Elle aide les enfants à apprendre des trucs pour se sentir plus calmes, un peu comme un jeu d'imagination. »
« Tu vas t'asseoir confortablement, elle va te raconter une histoire, et toi, tu vas imaginer. Tu peux ouvrir les yeux quand tu veux. »
« Moi, je vais être là avec toi. »
Pour un préado de 11 à 13 ans :
« C'est un peu comme un entraînement pour ta tête : on apprend à calmer le stress et à te concentrer. »
« Tu vas pouvoir poser toutes tes questions. Si quelque chose ne te convient pas, tu le dis, et on s'ajuste. »
Pour un ado : parlez plutôt d'outils de préparation mentale, de concentration, de sommeil ou de gestion du stress, comme le font les athlètes. Laissez-le lire la page de l'intervenant ou regarder sa photo. Offrez-lui de participer à l'appel gratuit pour poser ses propres questions.
Quelques mots à éviter : « on va te réparer », « on va t'hypnotiser pour que tu arrêtes », « si ça ne marche pas… », ou toute forme de menace (« si tu continues, je t'amène voir quelqu'un »). Ils transforment un moment d'aide en punition.
Dans les jours qui précèdent
Parlez-en simplement, une ou deux fois, pas tous les jours. Trop de préparation peut créer l'inquiétude qu'on cherche à éviter.
Montrez-lui la photo d'Annie ou de Jean-Philippe sur notre site. Mettre un visage sur un nom rassure beaucoup.
Demandez-lui, avec ses mots, ce qu'il aimerait voir changer : « Si tu avais une baguette magique, qu'est-ce qui serait différent ? » Sa réponse est précieuse ; notez-la.
Notez ses passions : ses héros, ses animaux préférés, son sport, ses jeux. Les séances s'inspirent de son univers à lui. Un dragon protecteur ou une télécommande pour baisser le volume des pensées fonctionnent souvent mieux qu'une longue explication.
Proposez-lui d'apporter un objet réconfortant s'il en a un : toutou, petite pierre, bracelet. Il est le bienvenu.
Le jour de la rencontre
Choisissez un moment où votre enfant n'est ni affamé ni trop fatigué. Une petite collation avant aide beaucoup.
Prévoyez des vêtements confortables, et un passage aux toilettes avant de commencer.
Arrivez quelques minutes d'avance pour éviter de courir. Nous vous recevons au Centre Holistique Bodhi, 121, rue Racine Est, 2e étage, à Chicoutimi.
En séance virtuelle par vidéo, sur Zoom (pour les ados) : une pièce calme, la porte fermée, des écouteurs, un appareil chargé et une connexion stable. Les notifications de son téléphone sont mieux en mode silencieux.
Pendant la séance : votre rôle de parent
Votre présence calme est déjà une aide immense. Quelques repères :
Laissez votre enfant répondre aux questions, même s'il hésite ou cherche ses mots. Ses mots à lui comptent plus que les nôtres.
Accueillez les silences. Pendant l'hypnose, votre enfant peut sembler rêveur, bouger, sourire ou même rire. Tout ça est normal.
Gardez votre téléphone de côté, pour que toute l'attention reste dans la pièce.
Si votre ado préfère qu'une partie de la rencontre se fasse sans vous, c'est fréquent et sain à cet âge. Nous en discutons ensemble, toujours avec votre accord.
Après la séance
Évitez l'interrogatoire. Une seule question ouverte suffit : « Qu'est-ce que tu as aimé ? » S'il ne veut pas en parler tout de suite, ce n'est pas grave.
Pratiquez ensemble. Votre enfant repart souvent avec un petit outil : une respiration, une image ou un geste. Deux minutes le soir, avant de dormir, valent mieux qu'une longue pratique de temps en temps.
Remarquez les petits pas. « J'ai vu que tu t'es endormi plus vite hier. » Les encouragements précis nourrissent la confiance.
Donnez du temps. Chaque enfant avance à son rythme. Notez ce que vous observez et partagez-le à la rencontre suivante.
Et si votre enfant ne veut pas venir ?
C'est fréquent, surtout chez les ados, et ça mérite d'être respecté. L'hypnose fonctionne mieux quand le jeune est d'accord, au moins un peu. Écoutez ses craintes : souvent, elles viennent d'images vues à la télé ou dans des spectacles. Proposez-lui un appel gratuit où il pourra poser ses questions lui-même, sans engagement. Parfois, il suffit d'entendre une voix douce et de comprendre ce qui va se passer pour que la porte s'ouvre.
Une question avant le rendez-vous ?
Nous sommes là pour vous. Appelez-nous tous les jours de 7 h à 22 h au 418 590-7113 (Jean-Philippe) ou au 581 235-4979 (Annie), ou réservez l'appel gratuit de 15 minutes en ligne, 24 h sur 24.
L'hypnose offerte aux enfants et aux ados est un accompagnement, dans le respect de la Loi 21 : du soutien et de l'éducation, et non de la psychothérapie. Elle ne remplace pas un suivi médical ou psychologique.


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