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Crise d'anxiété ou de panique : quoi faire pendant et après
Rédigé par Jean-Philippe Borduas, hypnothérapeute, enseignant de méditation et praticien en soins énergétiques, et Annie Dionne, éducatrice spécialisée, hypnothérapeute et coach en rêve · Mis à jour le 7 novembre 2026
En bref
Une crise d'anxiété ou de panique monte vite et fait peur. Selon Québec.ca, les plus intenses « ne durent que quelques minutes » et « ne sont pas dangereuses d'un point de vue médical ». Une douleur à la poitrine, une difficulté à respirer ou une toute première crise : 911. Restez sur place et respirez lentement. Entre les crises, Hypnose Saguenay vous outille.
Avant tout : votre sécurité
Une douleur à la poitrine, une difficulté à respirer ou une toute première crise : 911. Même chose pour un serrement à la poitrine ou des symptômes nouveaux ou inhabituels. En cas de doute sur un symptôme, Info-Santé 811. Une infirmière vous répond, 24 heures par jour. Si vous pensez au suicide : ligne québécoise de prévention du suicide, 1 866 APPELLE (1 866 277-3553), ou le 9-8-8. Faire vérifier, c'est toujours une bonne décision.
Vous reconnaissez-vous ?
Ça arrive parfois d'un coup : à l'épicerie, au travail, dans l'auto, ou en pleine nuit.
Le cœur qui s'emballe, si fort qu'on le sent jusque dans la gorge.
Le souffle court, l'impression de manquer d'air.
Les mains qui tremblent ou qui picotent, une bouffée de chaleur, puis des frissons.
La tête qui tourne, l'impression que tout devient irréel autour de vous.
La peur de perdre le contrôle, de vous évanouir, ou que ce soit le cœur.
Et après, la crainte que ça revienne : on commence à éviter l'épicerie, l'autoroute ou les foules.
Ce que vous vivez est réel, et ça s'explique. Chaque personne est la bienvenue ici, que ce soit votre toute première crise ou que vous en viviez depuis des années.
Qu'est-ce qui se passe dans le corps pendant une crise ?
Québec.ca décrit ce qu'on peut ressentir pendant une attaque de panique : un cœur qui bat vite ou fort, de la transpiration ou des bouffées de chaleur, des tremblements, des engourdissements ou des picotements, une sensation d'étouffement, une gêne dans la poitrine, des nausées, des vertiges, l'impression que les choses deviennent irréelles, et parfois la peur de perdre le contrôle ou de mourir (Québec.ca, 2024). C'est une description, pas une liste à cocher.
Chez Hypnose Saguenay, on utilise une image simple : l'alarme de protection du corps. Elle est utile, c'est elle qui nous fait reculer devant un vrai danger. Pendant une crise, elle part très fort, même quand le danger n'est pas là.
Et souvent, une boucle s'installe. Une fiche du réseau public explique que les personnes qui vivent ces crises « redoutent leurs sensations internes » et craignent, par exemple, « une crise cardiaque ou la perte de contrôle » (CISSS de l'Outaouais, 2024). Le cœur accélère, on s'en inquiète, et l'inquiétude fait monter l'alarme encore un peu. Comprendre cette boucle, c'est déjà un premier pas pour l'apprivoiser.
Que faire pendant une crise d'anxiété ou de panique ?
Québec.ca le dit simplement : pendant une crise, « la meilleure chose à faire est de rester sur place », de s'asseoir au besoin et de respirer lentement (Québec.ca, 2024). Voici quatre gestes simples, à faire là où vous êtes (au volant, une fois l'auto arrêtée dans un endroit sûr), quand vous reconnaissez une crise déjà vécue. Une douleur à la poitrine, une difficulté à respirer ou une toute première crise : c'est d'abord le 911.
1. Restez où vous êtes, et déposez-vous
Assoyez-vous si vous le pouvez, le dos appuyé. Sentez vos pieds sur le sol et le poids de votre corps sur la chaise.
2. Respirez lentement, en allongeant l'expiration
Posez une main sur votre ventre (ou sur le cœur, là où c'est doux pour vous). Laissez l'air entrer, par le nez ou la bouche, comme c'est naturel pour vous. Puis laissez-le ressortir longuement, tout en douceur et sans forcer, comme pour souffler sur une soupe chaude. Recommencez, à votre rythme. Si la tête vous tourne, revenez simplement à votre respiration habituelle. C'est le Soleil Calme : une petite lumière douce et tiède qui s'allume au creux du ventre.
3. Nommez ce qui se passe
Dites-vous, en dedans ou à voix basse : « C'est une vague de panique. C'est intense, et elle va redescendre. » Une vague, ça monte, ça atteint un sommet, puis ça redescend.
4. Ancrez-vous dans ce qui vous entoure
Nommez cinq choses que vous voyez, puis quatre que vous pouvez toucher, trois que vous entendez. Notre article sur la technique 5-4-3-2-1 la décrit étape par étape. Pour ce geste-là, la recherche ne permet pas encore de se prononcer : il sert surtout à ramener votre attention ici, maintenant.
Pourquoi respirer lentement ? C'est ce que Québec.ca recommande pendant une crise. Plus largement, un nombre grandissant d'études suggère que la respiration consciente, surtout plus lente et pratiquée régulièrement, aide à se sentir plus calme : une méta-analyse de 12 études randomisées observe une baisse petite à modérée du stress (Fincham et coll., 2023). La limite : ces études mesurent le stress, pas les crises de panique, et la plupart ont un risque de biais modéré. C'est pour ça qu'on vous invite à pratiquer le geste aussi quand tout va bien : le jour où la vague monte, il est déjà familier.
Pour pratiquer chaque jour, notre bulle de respiration guidée est gratuite et accessible sans inscription. Son mode Apaiser, avec une expiration un peu plus longue, s'y prête bien.
Crise d'anxiété, d'angoisse ou de panique : est-ce la même chose ?
Dans la vie de tous les jours, on emploie ces mots pour parler d'une expérience semblable : une vague de peur intense qui monte vite dans le corps. Québec.ca parle de « crises de panique » et d'« attaques de panique ». Selon l'Office québécois de la langue française, l'angoisse se distingue surtout de l'anxiété par son intensité et par les sensations qu'elle provoque dans le corps. Le mot que vous choisissez compte moins que ce que vous vivez. C'est un médecin ou un autre professionnel habilité, comme un psychologue, qui peut évaluer s'il s'agit d'un trouble et vous proposer un suivi adapté : si vous pensez vivre un trouble panique, parlez-en à votre médecin.
Combien de temps dure une crise de panique ?
Québec.ca l'écrit ainsi : « Les crises de panique les plus incommodantes et les plus intenses ne durent que quelques minutes. » Une fiche du réseau public précise que la crise « atteint habituellement son intensité maximale en moins de 10 minutes » et qu'elle « peut durer jusqu'à 60 minutes » (CISSS de l'Outaouais, 2024). Le mot « habituellement » compte : chaque crise est différente. Ce qu'on retient : la vague monte, puis elle redescend, même quand le moment semble long. La limite : ce sont des repères généraux. Une crise différente des autres, une douleur à la poitrine, une difficulté à respirer ou une toute première crise : 911. En cas de doute sur un symptôme, Info-Santé 811.
Pourquoi une crise peut-elle arriver « sans raison » ?
Vous avez peut-être vécu une crise qui semblait sortir de nulle part : au repos, devant la télé, ou en vous couchant. Souvent, le déclencheur est à l'intérieur : un cœur qui accélère après un escalier, une gorge qui se serre, une pensée qui inquiète. L'alarme réagit à la sensation elle-même, et la boucle démarre.
Il y a aussi l'évitement. Québec.ca explique qu'éviter ce qui fait peur engendre un « cercle vicieux de la peur et de l'évitement » (Québec.ca, 2024). C'est bien humain de vouloir éviter l'endroit de la dernière crise. Peu à peu, pourtant, la peur de la prochaine crise prend de la place dans la vie. Si c'est ce que vous vivez, c'est un bon moment pour consulter (voir plus bas).
Vous traversez aussi une période chargée ? Notre page sur le stress du quotidien et les outils pour souffler peut vous aider.
Une crise la nuit : que faire ?
Se réveiller le cœur qui bat fort, en sueur, avec la peur au ventre : la nuit, tout paraît plus gros. Les mêmes gestes vous accompagnent.
Allumez une petite lumière douce et assoyez-vous au bord du lit, les pieds au sol.
Main sur le ventre, longue expiration douce et sans forcer : la nuit, le Soleil Calme reste au ventre, comme un soleil couchant, tout doux.
Nommez la vague, puis laissez-lui le temps de redescendre.
Quand le calme revient, reprenez une position confortable et laissez le sommeil revenir à son rythme.
La même règle de sécurité vaut la nuit. Une douleur à la poitrine, une difficulté à respirer ou une toute première crise : 911. En cas de doute sur un symptôme, Info-Santé 811. Si les nuits deviennent difficiles, notre page sur le sommeil et l'insomnie et le défi 7 nuits, un geste par soir peuvent aider.
Après la crise : comment se déposer ?
Prenez quelques minutes pour vous : un verre d'eau, une couverture, un coin tranquille.
Parlez-en à une personne de confiance, ou à Info-Social 811, pour vous ou pour un proche, 24 heures par jour.
Notez en quelques mots le moment, l'endroit, ce que vous ressentiez et ce qui vous a aidé. Ces notes sont utiles à votre médecin, et à nous si on travaille ensemble.
Accordez-vous de la douceur : vous venez de traverser quelque chose d'intense.
Quand consulter un médecin ou un autre professionnel ?
Québec.ca invite à demander de l'aide avant que les crises vous empêchent de faire vos activités habituelles. Consultez un médecin ou un autre professionnel de la santé et des services sociaux si (Québec.ca, 2024) :
« Vos attaques de panique vous causent de la détresse » ;
vous avez de la difficulté à faire vos activités quotidiennes ou à assumer vos responsabilités ;
vous vous isolez, ou vous limitez vos activités, parce que vous avez peur de faire des crises.
Et dans ces situations, la bonne première porte est ailleurs que chez nous :
Tout de suite, au 911 : une douleur à la poitrine, une difficulté à respirer ou une toute première crise ; aussi un serrement à la poitrine, un malaise, ou des symptômes nouveaux ou inhabituels. En cas de doute sur un symptôme, Info-Santé 811.
Des pensées de suicide : ligne québécoise de prévention du suicide, 1 866 APPELLE, ou le 9-8-8 ; en danger, 911.
Une peur qui vous empêche de sortir de chez vous : parlez-en à votre médecin ou à un psychologue.
Dans la région : le GRTP, l'organisme des troubles anxieux de Jonquière, offre des ateliers et des groupes de discussion (ressources plus bas).
Le réseau public propose une approche par étapes, des autosoins jusqu'à la psychothérapie (CISSS de l'Outaouais, 2024). La psychothérapie relève d'un psychologue ou d'un psychothérapeute ; nous n'en faisons pas. L'hypnose peut s'ajouter à un suivi, en complément. Pour mieux comprendre notre rôle : ce que nous faisons, et ce que nous ne faisons pas.
Ce que dit la recherche : l'hypnose peut-elle aider entre les crises ?
On préfère vous le dire franchement : pour les crises de panique en particulier, la recherche ne permet pas encore de se prononcer sur l'hypnose. Ce qu'on sait porte sur l'anxiété en général.
Un effet encourageant, sur une petite base. Un nombre grandissant d'études suggère que l'hypnose peut aider à diminuer l'anxiété. Une méta-analyse de 15 études rapporte un effet moyen à grand en fin d'accompagnement, et un effet plus marqué quand l'hypnose s'ajoute à d'autres approches (Valentine et coll., 2019). La limite : seulement 7 des comparaisons ont mesuré la suite dans le temps, et beaucoup portaient sur une anxiété liée à un moment précis (un examen, une intervention médicale).
Une vue d'ensemble prudente. Une revue de 49 méta-analyses observe des effets moyens à grands sur la détresse, anxiété comprise, surtout autour des interventions médicales, même si la revue la plus solide sur ce point observe un effet plus petit (Rosendahl et coll., 2024). Quand l'hypnose s'ajoutait à une approche cognitivo-comportementale, elle n'a rien ajouté de mesurable sur l'anxiété. La limite : seulement 9 de ces 49 revues sont de qualité élevée. Les résultats varient d'une étude à l'autre.
Concrètement, pour vous : l'hypnose est un outil d'accompagnement, en complément de votre suivi s'il y a lieu. Entre les crises, elle sert à pratiquer le calme, à préparer votre plan et à reprendre confiance en votre capacité à traverser la vague, à votre rythme. Pour en savoir plus sur l'accompagnement de l'anxiété au quotidien, voyez notre page sur l'hypnose et l'anxiété.
La limite, en toute honnêteté : la preuve propre aux crises de panique reste à faire. Votre engagement, votre pratique entre les rencontres et le temps font l'essentiel du chemin. Les résultats varient d'une personne à l'autre.
Ce qu’en disent les médias
Radio-Canada Estrie : Une urgentologue du CIUSSS de l'Estrie–CHUS explique qu'une crise de panique, aussi effrayante soit-elle, est un signal envoyé par le cerveau, et qu'on peut apprendre à respirer et à se recentrer. Lire l'article de Radio-Canada
Entre les crises : comment on travaille ensemble ?
Chez Hypnose Saguenay, notre devise vaut aussi pour les crises : le bonheur n'est pas magique, il est logique. Le calme se construit par des causes et des conditions : un geste pratiqué chaque jour, un plan clair et un bon accompagnement. Ça se fait en équipe, et chaque personne y a son rôle.
Ce que vous apportez : votre histoire avec les crises (quand, où, ce qui aide déjà), vos notes, et quelques minutes de pratique par jour.
Ce que nous apportons : un cadre sécuritaire, des techniques structurées et une écoute attentive. Avec vous, on travaille trois choses :
Votre plan de calme : vos gestes à vous, écrits sur une petite carte ou dans votre cellulaire, prêts pour le jour où la vague monte.
Le calme, répété : en état d'hypnose, vous pratiquez le Soleil Calme jusqu'à ce qu'il devienne familier, et vous apprenez l'autohypnose pour le refaire chez vous.
La confiance pour la suite : en imagination, vous vous voyez traverser un moment qui vous inquiète (l'épicerie, l'autoroute, une réunion), calme et en confiance, à votre rythme. C'est vous qui choisissez les moments sur lesquels on travaille.
Ce que votre cerveau fait : il apprend par la répétition. Un nombre grandissant d'études suggère que l'autohypnose aide davantage quand on l'apprend comme une habileté, avec quelques séances de pratique, que quand on écoute seulement un enregistrement (Eason et Parris, 2019, synthèse de 22 études randomisées). La limite : cette synthèse porte sur l'autohypnose en général, pas sur les crises de panique.
On reste dans le présent et on prépare ce qui s'en vient ; on laisse le passé à sa place. La peur de perdre le contrôle vous est familière ? Sous hypnose, vous gardez conscience de ce qui se passe, vous pouvez ouvrir les yeux ou arrêter en tout temps, et tout se fait avec votre accord : notre article sur la peur de perdre le contrôle sous hypnose en parle simplement.
1. L'appel gratuit de 15 minutes
Par téléphone ou en séance virtuelle par vidéo (Zoom), avec la personne de votre choix : Jean-Philippe Borduas ou Annie Dionne. Vous racontez vos crises et ce qui vous aide déjà. On vous dit honnêtement si l'hypnose semble un bon outil pour vous, ou si une autre ressource convient mieux, et on vous donne nos tarifs. Pour tout savoir : comment se passe votre premier pas.
2. La première rencontre (environ 1 h 15)
On prend le temps de comprendre vos crises : quand elles arrivent, ce que vous ressentez, ce qui vous aide. Puis vous vivez une première expérience d'hypnose, douce et guidée, tournée vers le calme. En personne au Centre Holistique Bodhi, 121, rue Racine Est, 2e étage, Chicoutimi (ascenseur et grand stationnement), ou en séance virtuelle par vidéo (Zoom), de chez vous.
3. Les rencontres suivantes
Le nombre de rencontres varie d'une personne à l'autre, et on en décide ensemble. On peaufine votre plan de calme et on prépare les moments qui vous inquiètent. Pour en savoir plus : notre article : combien de séances d'hypnose faut-il ?
4. Vos outils pour la suite
Vous repartez avec vos propres outils : le Soleil Calme, la respiration et l'autohypnose. Pour continuer chez vous : apprendre l'auto-hypnose et la minute de calme du dimanche. Le but, c'est que vous vous sentiez de plus en plus autonome, un jour à la fois.
Quand le moment sera bon pour vous, on en parle.
Qui vous accompagne ?
Deux hypnothérapeutes, avec la même formation et le même cadre. Au moment de réserver votre appel gratuit de 15 minutes, vous choisissez la personne avec qui vous voulez parler.
Jean-Philippe Borduas, hypnothérapeute, enseignant de méditation et praticien en soins énergétiques. Il a suivi 1 200 heures de formation à l'École de formation professionnelle en hypnose du Québec (EFPHQ). Il compte plus de 10 000 heures d'expérience en accompagnement (séances individuelles, groupes et plus de 10 ans de service-conseil auprès du public). Découvrir le parcours de Jean-Philippe Borduas
Annie Dionne, éducatrice spécialisée, hypnothérapeute et coach en rêve. Elle a le même diplôme de 1 200 heures de l'EFPHQ, et 25 ans d'expérience en éducation spécialisée et en intervention psychosociale. Faire connaissance avec Annie Dionne
Jean-Philippe et Annie accompagnent tous les deux les enfants, les adolescents, les adultes et les familles : c'est une de nos spécialités. Votre enfant vit des crises d'angoisse ? Notre page sur l'anxiété chez les jeunes, avec un geste à faire ensemble sur le moment s'adresse aux parents.
Ce que disent les gens que nous avons accompagnés : Lire tous nos avis Google
Jean-Philippe Borduas et Annie Dionne sont membres accrédités du Groupe RITMA, un regroupement privé de praticiens (pas un ordre professionnel) : vous recevez des reçus RITMA pour vos assurances. Selon votre régime, vérifiez auprès de votre assureur.
Questions fréquentes sur les crises d'anxiété et de panique
Une crise de panique, est-ce dangereux ? Et si c'était mon cœur ?
Selon Québec.ca, les crises de panique, même très intenses, « ne sont pas dangereuses d'un point de vue médical ». Cela dit, personne ne peut savoir à distance s'il s'agit d'une crise de panique ou d'un problème au cœur. Une douleur à la poitrine, une difficulté à respirer ou une toute première crise : 911. Même chose pour des symptômes nouveaux ou inhabituels. En cas de doute sur un symptôme, Info-Santé 811, en tout temps.
Comment calmer une crise d'anxiété rapidement ?
Le plus utile, c'est de laisser la vague passer en vous donnant un point d'appui : restez où vous êtes, assoyez-vous au besoin, respirez lentement en allongeant l'expiration, nommez ce qui se passe et sentez vos pieds au sol. Québec.ca recommande aussi de rester sur place et de respirer lentement. Une douleur à la poitrine, une difficulté à respirer ou une toute première crise : 911. Plus ces gestes sont pratiqués entre les crises, plus ils deviennent faciles à retrouver.
Comment traverser une crise d'angoisse quand personne n'est là ?
Les mêmes gestes vous accompagnent : assoyez-vous, posez la main sur votre ventre, prenez une longue expiration douce, puis nommez cinq choses que vous voyez. Vous pouvez aussi appeler une personne de confiance, ou Info-Social 811 pour parler à quelqu'un, 24 heures par jour. Une douleur à la poitrine, une difficulté à respirer ou une toute première crise : 911, comme chaque fois que vous craignez pour votre sécurité. Gardez votre plan de calme dans votre cellulaire.
Comment aider un proche qui fait une crise de panique ?
Restez près de la personne, parlez d'une voix calme et peu à la fois. Québec.ca le suggère : « Un proche peut inciter la personne en crise à respirer lentement, au même rythme que lui. » Respirez donc lentement avec elle, à son rythme, et rappelez-lui que la vague va redescendre. Une douleur à la poitrine, une difficulté à respirer ou une toute première crise : 911. Même chose pour des symptômes nouveaux. Ensuite, Info-Social 811 peut vous écouter, vous aussi.
L'autohypnose peut-elle aider pour les crises de panique ?
L'autohypnose est une façon de pratiquer le calme par soi-même, entre les crises, pour que le geste soit familier le jour où la vague monte. Pour les crises de panique en particulier, la recherche ne permet pas encore de se prononcer. Un nombre grandissant d'études suggère que l'autohypnose aide davantage quand on l'apprend comme une habileté, avec quelques séances de pratique (Eason et Parris, 2019). Les résultats varient d'une personne à l'autre.
Je vis des crises depuis des années : l'hypnose peut-elle m'aider ?
Elle peut être un outil de plus, en complément de votre suivi s'il y a lieu. Avec vous, on prépare un plan de calme, on pratique le Soleil Calme et l'autohypnose, et on prépare les moments qui vous inquiètent, à votre rythme. Si vous n'avez encore jamais consulté pour vos crises, parlez-en aussi à votre médecin. Pendant l'appel gratuit de 15 minutes, on vous dit honnêtement si l'hypnose semble un bon outil pour vous.
Besoin d'aide maintenant ? Des ressources pour vous et vos proches, au Québec et au Canada
Les lignes d'urgence et le 811 sont gratuits et confidentiels. Toutes ces ressources peuvent vous aider, avec ou sans nous. En tout temps : 911, la ligne québécoise de prévention du suicide (1 866 APPELLE), le 9-8-8, Info-Social 811 et Info-Santé 811.
Urgence et détresse
Danger immédiat, douleur à la poitrine, difficulté à respirer, toute première crise ou malaise : 911.
Ligne québécoise de prévention du suicide : 1 866 APPELLE (1 866 277-3553) · texto 535353 · clavardage sur suicide.ca · 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
9-8-8 : Ligne d'aide en cas de crise de suicide (Canada) : appel ou texto au 9-8-8 · 988.ca · 24 h sur 24, chaque jour de l'année.
Info-Social 811 (pour vous ou un proche, quand quelque chose vous inquiète) : quebec.ca · 24 heures par jour, 365 jours par année.
Santé
Info-Santé 811 (une infirmière répond, pour un problème de santé moins urgent ou en cas de doute sur un symptôme) : quebec.ca · 24 heures par jour, 365 jours par année.
Anxiété, entraide et professionnels
GRTP – L'organisme des troubles anxieux (Saguenay–Lac-Saint-Jean ; ateliers et groupes de discussion pour les enfants, les ados, les adultes et les aînés) : 418 548-2936 · 2327, rue Lévesque, Jonquière (Arvida) · grtp02.com.
Phobies-Zéro (groupes d'entraide en ligne et en personne, pour les 14 ans et plus et leurs proches) : bureau au 450 922-5964, du lundi au jeudi, de 8 h à 16 h · phobies-zero.qc.ca.
Relief (soutien aux personnes qui vivent avec l'anxiété, la dépression ou la bipolarité, et à leurs proches ; ateliers d'autogestion de 10 à 12 semaines) : relief.ca.
Trouver un psychologue : Ordre des psychologues du Québec, Trouver de l'aide.
Jeunes et parents
Tel-jeunes (de 8 h à minuit, 7 jours sur 7) : 1 800 263-2266 · texto 1 866 811-4811 · clavardage · teljeunes.com.
Jeunesse, J'écoute : 1 800 668-6868 · texto PARLER au 686868 (24 heures sur 24) · jeunessejecoute.ca.
Tel-jeunes Parents : 1 800 361-5085 (de 8 h à minuit, 7 jours sur 7, gratuit et confidentiel) · teljeunes.com/fr/parents.
Tu es ado et c'est la nuit ? Texte PARLER au 686868 (Jeunesse, J'écoute) ou appelle ou texte le 9-8-8, en tout temps. En danger : 911.
Ressources vérifiées sur les sites officiels le 7 novembre 2026. Ces ressources sont indépendantes d'Hypnose Saguenay. D'autres adresses utiles sur notre page Aide et ressources.
Nos services sont de l'accompagnement, de l'intervention de soutien et de l'éducation. Ils ne sont pas de la psychothérapie et ne remplacent pas le suivi d'un médecin ou d'un psychologue ; ils s'y ajoutent. Les résultats varient d'une personne à l'autre.
Sources
Mieux comprendre le trouble panique (Québec.ca, mis à jour le 26 janvier 2024) : https://www.quebec.ca/sante/sante-mentale/s-informer-sur-sante-mentale-et-troubles-mentaux/mieux-comprendre-troubles-mentaux/trouble-panique
Qu'est-ce que le trouble panique ? Fiche C1 (publiée par le CISSS de l'Outaouais, 2024 ; tirée d'un guide d'autosoins du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, 2020) : https://cisss-outaouais.gouv.qc.ca/wp-content/uploads/2024/12/Quest-ce-que-le-trouble-panique-Fiche-C1.pdf
Angoisse, fiche du Grand dictionnaire terminologique (Office québécois de la langue française, 2019) : https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/17025589/angoisse
Méta-analyse : l'hypnose et l'anxiété, 15 études (Valentine, Milling, Clark et Moriarty, 2019, International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis) : https://doi.org/10.1080/00207144.2019.1613863
Revue de 49 méta-analyses sur l'hypnose (Rosendahl, Alldredge et Haddenhorst, 2024, Frontiers in Psychology) : https://doi.org/10.3389/fpsyg.2023.1330238
Respiration consciente, stress et santé mentale : méta-analyse de 12 études randomisées (Fincham et coll., 2023, Scientific Reports) : https://doi.org/10.1038/s41598-022-27247-y
Autohypnose : revue systématique et méta-analyse de 22 études randomisées (Eason et Parris, 2019, Psychology of Consciousness) : https://doi.org/10.1037/cns0000173
Rédigé par Jean-Philippe Borduas, hypnothérapeute, enseignant de méditation et praticien en soins énergétiques, et Annie Dionne, éducatrice spécialisée, hypnothérapeute et coach en rêve · Hypnose Saguenay · Mis à jour le 7 novembre 2026
Et si on en parlait, une fois la vague passée ?
Vous venez comme vous êtes, avec vos crises et vos questions. Vous nous racontez ce que vous vivez, on vous écoute, et on regarde ensemble par où commencer. C'est gratuit, et la décision vous appartient.
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